Chapitre II
À chaque fois qu'ils empruntent la route du café, les navigateurs attendent avec impatience le moment où ils survoleront Ciudad Real. Les hommes de la Santa Daìna vont avoir cette chance dans un court instant. Cela fait déjà quelques temps qu'ils longent l'océan, et cette immense étendue d'un bleu pur leur rapelle à tous tant de souvenirs d'enfance qu'ils voudraient n'avoir jamais à repartir.
Un jeune homme d'une vingtaine d'années sort sur le pont. Les yeux grands ouverts, il ne sait plus quoi dire. Des souvenirs remontent à son esprit à la vitesse de l'éclair : ses premières vacances au bord de la mer, les longues journées de baignade avec ses cinq frères et soeurs, le jour où il avait échappé à la noyade, celui où il avait rencontré Manon. Les larmes aux yeux, il rentre dans la cabine, son capitaine l'attend.
Doucement, le navire commence à perdre de l'altitude. Ils se rapprochent régulièrement de la ville, et contournent déjà le quartier le plus riche, appellé Sueño. De maisons grandioses en propriétés sublimes, ils se rapprochent du centre ville. C'est jour de marché et tous les habitants détournent leur regard des étalages de fruits et légumes aux couleurs enivrantes pour voir passer la Santa Daìna.
Avant de quitter la ville, il faut encore survoler sa partie la moins plaisante, les bidonvilles. Le surnom du quartier, Esperanto, prêterait à rire si l'on ignorait l'extrême dénuement dans lequel vivent ses habitants. En bas, un enfant de sept ans lève un doigt vers le ciel et crie : "Elsa ! Elsa ! Regarde là-haut !".
La jeune fille à qui il s'adresse a à peine cinq ans de plus que lui. Elle lavait le seul vêtement de son petit frère dans un bol minuscule à demi rempli d'eau. Elle secoue ses boucles brunes, et l'on peut apercevoir son visage un court instant. Il est magnifique. Un nez droit, des pommettes hautes, une bouche fine, et des yeux noirs qui envoient un regard vers le ciel qui traverserait les nuages. Elle aperçoit la fantastique machine volante.
Une petite lueur brille au fond de ses grands yeux noirs. C'est la première qu'elle voit passer aujourd'hui. Une voix s'élève : "Arrête de rêver, j'ai besoin de toi !". Docile, la jeune fille reprend son travail. Et son rêve s'empare d'elle à nouveau. C'est promis, un jour, ce sera elle qui volera gracieusement à travers le ciel à bord de la Santa Daìna. Ce sera elle qui fera rêver tous les enfants d'Esperanto.
Un jeune homme d'une vingtaine d'années sort sur le pont. Les yeux grands ouverts, il ne sait plus quoi dire. Des souvenirs remontent à son esprit à la vitesse de l'éclair : ses premières vacances au bord de la mer, les longues journées de baignade avec ses cinq frères et soeurs, le jour où il avait échappé à la noyade, celui où il avait rencontré Manon. Les larmes aux yeux, il rentre dans la cabine, son capitaine l'attend.
Doucement, le navire commence à perdre de l'altitude. Ils se rapprochent régulièrement de la ville, et contournent déjà le quartier le plus riche, appellé Sueño. De maisons grandioses en propriétés sublimes, ils se rapprochent du centre ville. C'est jour de marché et tous les habitants détournent leur regard des étalages de fruits et légumes aux couleurs enivrantes pour voir passer la Santa Daìna.
Avant de quitter la ville, il faut encore survoler sa partie la moins plaisante, les bidonvilles. Le surnom du quartier, Esperanto, prêterait à rire si l'on ignorait l'extrême dénuement dans lequel vivent ses habitants. En bas, un enfant de sept ans lève un doigt vers le ciel et crie : "Elsa ! Elsa ! Regarde là-haut !".
La jeune fille à qui il s'adresse a à peine cinq ans de plus que lui. Elle lavait le seul vêtement de son petit frère dans un bol minuscule à demi rempli d'eau. Elle secoue ses boucles brunes, et l'on peut apercevoir son visage un court instant. Il est magnifique. Un nez droit, des pommettes hautes, une bouche fine, et des yeux noirs qui envoient un regard vers le ciel qui traverserait les nuages. Elle aperçoit la fantastique machine volante.
Une petite lueur brille au fond de ses grands yeux noirs. C'est la première qu'elle voit passer aujourd'hui. Une voix s'élève : "Arrête de rêver, j'ai besoin de toi !". Docile, la jeune fille reprend son travail. Et son rêve s'empare d'elle à nouveau. C'est promis, un jour, ce sera elle qui volera gracieusement à travers le ciel à bord de la Santa Daìna. Ce sera elle qui fera rêver tous les enfants d'Esperanto.
Sarah
3 Comments:
Que dire ? J'aime.
Bravo, un splendide départ qui fait qu'une petite lueur brille au fond de mes yeux ...vivement la suite
Mais la suite, qui la prend ?
Bastien, tu te sent d'attaque ?
Ou alors Flip Flap ?
Enregistrer un commentaire
<< Home